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10.5.11

Le fond de soi / leçon de foi - partie 1

Il est toujours intéressant de toucher le fond, ne serait-ce que pour savoir jusqu'où on ne peut pas aller plus bas ! Oui, car dans le moral à zéro, il existe une sorte de "zéro absolu" propre à chacun. Bon, ce sont des moments où vous avez la nette impression de ne pas avoir plus d'utilité qu'un tapis. Quoique... Le tapis, lui, peut se vanter d'avoir un rôle esthétique, alors que vous, vous n'êtes pas beau à voir!


Donc, une fois ce "zéro absolu" atteint, il règne une sorte de calme, paradoxalement, un peu comme au fond de l'océan : il y fait archi-noir, mais on ne descend plus. L'angoisse de l'inconnu disparaît : c'est l'expérience du calme triste. Là, tout au fond de son trou, la voix des autres est très atténuée ; elle a même quasiment disparu. Un autre paradoxe : ils souhaitent aider, mais c'est vain. Car la seule personne capable d'aider à ce moment-là, c'est soi-même... "Quoi ? Ce truc tout rabougri et chiffoné qui ne ressemble à rien, ça va m'aider ?"

Ben oui.

De toute manière, là où on se trouve il n'y a personne d'autre, alors... Même en tirant à pile ou face, ça tombera sur soi, hé ! Et puis c'est logique : c'est là, tout au fond de l'océan, que l'on a l'occasion de donner le plus puissant coup de talon afin de remonter à la surface. Oui, mais la, stop ! Arrêtons la métaphore ! Concrètement, on n'est pas dans l'eau et un coup de talon ne servira qu'à se décoller du fauteuil dans lequel on glande depuis... depuis quand déjà ?
Bref, il faut trouver une force en soi qui nous poussera vers l'avant, qui nous sortira de ce moment dans lequel nous sommes coincés ! Oui, mais "une force", "une force", facile à dire puisque précisément on n'en à plus !

Mmmm... que l'on croit ! Il reste toujours un tout petit machin, un truc infime, presque indétectable si on n'y prête pas attention. Un truc tout con qui va nous sauver et en même temps nous demander un effort considérable, tant on s'est crispé sur sa douleur intérieure...

Ce truc ? L'amour. Non pas l'amour qu'on vous porte, mais bien celui que vous donnez aux autres, à l'autre. Attention, je ne parle pas de simple respect ou de compassion. Non. Ne parle d'amour, le plein et l'entier, celui qui ne se mérite pas, celui qui n'attend rien. L'amour tout court. L'indiscutable et sans chichi. Et oui, j'ai cette chance d'avoir tous les jours, sous les yeux, dans le coeur et aussi dans les oreilles (sic!) des personnes que j'aime, qui me donnent envie de me sortir de moi-même.

Voilà, il est là : je le tiens mon coup de talon ! A suivre...

P.S. : pardon à toutes celles et tous ceux qui, ayant atteint ces lignes (merci), trouve ce billet choquant d'impudeur. Je souhaite simplement porter un message d'espoir : oui, vaincre la dépression est possible.