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11.8.11

Les "it girls" ou l'apologie du vide

Blake Lively
 Tout d'abord, je tiens à présenter d'avance mes excuses à tous les fans de ces filles, ces "it girls" qui surfent sur la vague médiatique depuis pas mal de temps : Blake Lively, Taylor Momsen, Kim Kardashian, Paris Hilton et d'autres encore (qui viendront !)...
Autant vous le dire tout de suite, ces filles-là, je ne les aime pas.

Kim Kardashian

Enfin, je n'ai rien contre elles personnellement. Pour certaines, d'ailleurs, être contre elles est une douce pensée...
Non, je n'aime pas, mais alors pas du tout ce qu'elles représentent, le message qu'elles véhiculent bien souvent malgré elles.
[Et là, je passe en mode vieux schnock.]
Elles sont l'incarnation de notre société média-centrée sur son nombril, avide de "buzz" et de "trends", une société du vide ou du néant, de la réaction hystérique et disproportionnée à la suite d'une pseudo-news (ne dépassant pas 140 caractères...) sur le bon site au bon moment. Au fond, une société où l'humain est, lui, totalement désincarné ! Et c'est cela qui me rend nauséeux à leur égard.
Paris Hilton

D'autant que la moitié d'entre elles n'ont rien ou rien fait pour avoir une telle notoriété, une telle image. D'ailleurs, elles ne sont que cela : une image. C'est tout et cela suffit ! Des ".jpg" et des ".avi" répétés à l'infini sur la toile, indexés par notre maître Google. C'est dire si ces filles-là sont virtuelles !!

Car oui, le succès de ces "it girls"ne tient qu'à internet et donc... aux internautes. Nous, quoi ! D'où ma seconde question : qu'est-ce qui nous prend d'être ainsi fascinés par ces êtres totalement creux ? Oui, le mot est dur, mais bon soyons honnêtes : Blake Lively est loin du Golden Globe, Kim Kardashian n'expose que ses seins, Paris Hilton a une voix de chihuahua et Taylor Momsen fait dans le rebelle très très propre sur lui, genre "chuis rebelle chez papa-maman."

Taylor Momsen

Nous sommes les nouveaux Dr Frankeinstein qui créons des monstres à grands coups de clics ! Où est notre humanité là-dedans ? Quel est l'intérêt de se laisser piéger  par ces sirènes ? Parce que oui, il y a un parallèle à faire avec les sirènes d'Ulysse : remplacer le chant par l'image et le fait de finir dévoré par le fait de dépenser son argent pour les marques qu'elles défendent ou mieux, qu'elles créent.
Voilà, c'est dit : l'intérêt n'est que financier. Autant cela ne me gêne pas qu'un acteur de talent loue ses services pour une marque, autant ces filles qui brassent de l'air pour nous vendre de l'inutile, ça m’énerve !

Et c'est là que je constate à quel point je suis vieux con. (NB : j'ai 33 ans, virez donc "vieux"). Car ces "it grils" sont à mille lieues de m’interpeller ou de me faire lever mon sourcil ou tout autre partie de mon anatomie.
Ce qu'elles véhiculent me navre franchement : "Nous ne somme qu'image, virtualité, futilité, mais surtout, surtout, nous sommes ce que nous achetons."