5.3.12

Les frileux du Sénat, le magot et les moutons

Je souhaite partager avec vous cette information issu du magazine Capital n°243 (décembre 2011) : les fonctionnaires du Sénat sont payés trois fois plus cher que leurs collègues.
Comment expliquer un tel écart ? En raison d'une accumulation de primes dont bénéficient ces fonctionnaires bien spécifiques. Un seul exemple : le versement d'une prime individuelle... de chauffage !

Non seulement l'intitulé prête à sourire (y a-t-il des problèmes de chaudière au palais du Luxembourg ?) mais le calcul de cette prime laisse rêveur : elle est indexée sur les cours du pétrole. Comme ceux-ci sont régulièrement à la hausse, il fallait s'y attendre : la prime a littéralement explosé. "Elle est passée de 1500 euros par an en 2000, à 4035 euros en 2011", selon Capital. En la supprimant, l'État économiserait donc 3,4 millions d'euros par an !

Dans la même série, un sénateur touche une prime informatique de 1000 Euros par mois ! Le Sénat c'est aussi :
- 6,7 milliards placés en actions, en obligations et dans l'immobilier.
- Une retraite pleine au bout de deux mandats
- Sans compter divers avantages "sociaux".
Ainsi, première aberration, le Sénat récupère la CSG pour enrichir sa propre caisse sociale (!!!) dont les remboursements sont singulièrement généreux pour tous. Notamment en ce qui concerne les lunettes, les soins dentaires et même les médicaments, remboursés sans exception, à 90%.

Les sénateurs profitent d'un magot issus de la tonte des moutons, à savoir nous, les contribuables. Puisque le président actuel et certainement le suivant cherchent à faire des économies d'Etat, pourquoi ne pas travailler le sujet de la rémunération des parlementaires et des ministres mais aussi des enveloppes allouées pour frais généraux ? Pourquoi ne pas aligner le régime de retraites des députés sur le régime général ? Certes, les économies seront symboliques au regard des milliards à trouver. Mais d'une part "il n'y a pas de petites économies" (petit dicton bien français) et je pense sincèrement que l'effort d'économie devrait être réparti sur TOUS les Français à commencer par celles et ceux qui les représentent !